ACCUEIL - CLUB FFT N°22 13 0408 - A.S. TENNIS MONTVAL
En bref !



Nos Liens
Le site de la FFT
Télécharger Acrobat Reader
LA VIE DU CLUB > Actualités

LES PARENTS D'ENFANTS COMPETITEURS

PARENTS, ENFANTS,

SPORT EN COMPETITIONS

 


Je ne vous apprendrai rien en disant que les parents ont un rôle prépondérant dans la réussite sportive de leur enfant.

Beaucoup de parents comprennent le sport, ses enjeux et sont intéressés avant tout par l’épanouissement de leur enfant à travers leur pratique sportive.

 

Je commencerai d’abord par rassurer les parents :

votre tâche n’est pas facile. 

 


 

Savoir gérer un enfant qui fait un sport de compétition (quelque fois deux ! ! ! ! !) n’est pas une chose aisée. En effet, la pratique sportive de compétition demande souvent aux parents (ou à un parent en particulier) de s’organiser, de trouver des solutions pour conduire votre enfant à une compétition, de participer financièrement à ses entraînements et ses championnats. 

 

Généralement, les parents essayent de faire de leur mieux, tentent de gérer les emplois du temps, les événements familiaux, les événements saisonniers (période du ski) mais aussi, les aspects émotionnels, certains adoptent des comportements qui pourraient devenir néfastes pour leur enfant.

   

 

Parents de sportifs …. Quelles sont les motivations de votre enfant?

 

Votre enfant a-t-il envie de pratiquer un sport ?

Veut-il vraiment le pratiquer en compétition ?

Quelles sont ses motivations réelles ?

 

Certains enfants jouent souvent pour le plaisir de la pratique, prennent goût à un sport, à s’entraîner, à progresser aussi, et parfois le sport est simplement un prétexte pour passer de bons moments avec les copains.

La socialisation est une des raisons principales qui pousse un enfant à continuer dans son sport. Il faut donc chercher à savoir si votre enfant joue pour son propre plaisir 

                    

Et vous parents, quelles sont vos attentes?

 

Etes-vous prêts à sacrifier certains événements pour votre enfant ?

 

Parents, posez vous la question de votre propre motivation dans le projet sportif de votre enfant: est-ce que vous voulez que votre enfant s’épanouisse dans le sport? 

Vos propres motivations ne sont pas toujours claires à ce sujet. 

 

Même si ce n’est pas votre intention, vos réactions, votre implication, induisent forcément un ressenti chez l’enfant.

 

Gagner un match, une compétition, ne doit pas être un but en soi,  mais la constance, l’implication, l’investissement, le sacrifice (autant du parent que de l’enfant) la détermination, le dépassement de soi, sont plus importants que de parler uniquement de la performance ou d’insister sur le résultat brut.

 

Dans tout cela, sachez qui est votre enfant?

 

Le parent oublie parfois le bien être de son enfant dans le sport.

Il pense aux entraînements, à l’organisation, aux compétitions, aux résultats mais oublie parfois de demander à l’enfant ce qu’il ressent, ses doutes, ses difficultés, sa motivation réelle, son envie de faire de la compétition avec ce que cela implique pour lui ET pour vous.

 

La période de l’adolescence est en soi un passage compliqué à vivre et le parent doit savoir accompagner son enfant dans son développement psychologique global.

                                            --------------------------

Pour conclure, je dirais que votre vision du projet sportif de votre enfant doit être au cœur de vos questionnements.

Il faut apprendre à s’analyser, écouter aussi parfois ce que l’enfant n’exprime pas uniquement par les mots, savoir détecter à quel moment votre investissement a des répercussions négatives dans le développement sportif.

Le sport doit être une source d’équilibre pour l’enfant, l’enfant apprend de ses parents, il interprète ses commentaires, son attitude, son implication dans ses obligations et sa motivation comme autant de facteurs d’exemplarité.

Le parent doit savoir contrôler ses propres émotions, rester positif pour que le centre du projet soit accès sur le bien être de l’enfant et non pas sur les résultats uniquement.


 

Nous vous soumettons ci-après un extrait de l'interview d'Arnaud CLEMENT accordée au journal l'Equipe ce 10 Février 2020

(ses propos reflètent la politique d'enseignement mise en place dans notre club depuis plusieurs décennies)

 ( Arnaud CLEMENT, joueur français de tennis, professionnel entre 1996 et 2012. Vainqueur de quatre tournois en simple et de douze titres en double, notamment associé à Michaël Llodra avec lequel il remporte le tournoi de Wimbledon en 2007 et deux Masters 1000, il est membre de l'équipe de France de Coupe Davis de 2000 à 2010, capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis de 2012 à 2015 )

 

 

« On ne construit pas bien les jeunes joueurs, à vouloir absolument être les meilleurs en 8-9 ans, 9-10 ans, 11-12 ans, à les envoyer systématiquement sur des tournois internationaux. C'est ma sensibilité. On ne construit pas un joueur comme un robot. Aujourd'hui, on (la FFT) a un plan,  ...... "cette catégorie ça se passe comme ça, c'est tant d'heures et tant de tournois" .... ,  .... "cette catégorie c'est encore plus d'heures" ....

On parle d'augmenter des doses de travail pour des enfants de 6-7 ans... Le tennis évolue, je sais, mais on n'est pas assez dans l'adaptation aux joueurs. Sous couvert de vouloir absolument un gars qui veut gagner Roland-Garros, on arrive à dégoûter des enfants qui vont passer très vite à autre chose. La baisse des licenciés est peut-être aussi due à ça.
(...)
11-12 ans, c'est vingt d'heures d'entraînement par semaine pour les meilleurs, avec des pressions sur les aides supprimées ou réduites si l'enfant ne veut pas être déscolarisé. Tu ne peux pas faire ça à tout le monde, ça ne peut pas être une règle. (...) On oublie aussi d'éduquer et d'expliquer aux parents que dans 95% des cas, l'enfant ne va passer pro plus tard et ne gagnera pas sa vie en jouant au tennis. On n'est pas assez honnête là-dessus. On peut générer de la frustration et aboutir à des décrochages, sans bagage derrière.
(...)
Il faut oublier LE champion qu'on veut absolument avoir. Dans le discours fédéral, les mots 'jeu' et 'plaisir' ne sont plus employés. Le but, c'est de gagner, c'est tout. Mais le tennis, à la base, ce n'est pas ça. Et ce n'est pas incompatible non plus, le jeu, le plaisir et gagner ! Et en fait, tu as l'impression que ça l'est. Il faut retrouver la passion, inculquer pourquoi on aime ça. On ne fait pas du sport pour gagner des millions et accéder forcément au haut niveau. »

Arnaud #Clément, extrait d'une interview accordée à L'EQUIPE  LE 10 Février 2020

 


Notes précédentes
Date Intitulé
14/03/2020REPRISE DE L'ACTIVITE - 2 JUIN 2020
30/01/2020L'ENSEIGNEMENT EVOLUE DANS NOTRE CLUB
13/01/2020LES PARENTS D'ENFANTS COMPETITEURS
Notes suivantes 
   - A.S. TENNIS MONTVAL - Nous contacter - Mentions légales - Plan du site - Administration v2